CARTE INTERACTIVE
RESTITUTION PAYSAGERE HYPOTHETIQUE
Pourquoi coloriser et renseigner chaque parcelle ?
La colorisation du cadastre ne répond pas seulement à un objectif esthétique. En attribuant une couleur à chaque parcelle selon sa nature — terre, vigne, friche, bois, pré ou nature indéterminée — il devient possible de lire immédiatement l’organisation du paysage agricole en 1836. Mais chaque polygone constitue également un objet géographique auquel est associée une fiche descriptive : numéro de parcelle, section, lieu-dit, nature du sol, superficie et observations éventuelles. Cette structuration transforme progressivement le plan cadastral ancien en une véritable base de données géographique. Nous pouvons alors obtenir automatiquement la surface de chaque parcelle, les regrouper selon leur nature et produire une synthèse statistique : nombre de parcelles, superficies cumulées, moyennes et pourcentages. La carte devient ainsi à la fois un outil de visualisation et un instrument d’analyse du paysage ancien, permettant de mesurer précisément la place occupée par chaque type de culture ou d’occupation du sol.
Une fiche d’identité pour chaque parcelle
Chaque parcelle vectorisée possède sa propre fiche descriptive, directement associée au polygone dessiné dans QGIS. Elle rassemble les informations nécessaires à l’identification et à l’analyse : section cadastrale, numéro de parcelle, lieu-dit, nature du terrain et observations éventuelles. Deux champs supplémentaires, Surface_m² et Surface_ha, sont calculés automatiquement par le logiciel à partir de la géométrie du polygone. Il n’est donc pas nécessaire de mesurer manuellement les superficies. Cette organisation permet de conserver le lien entre le dessin cadastral et les informations relevées sur le document de 1836. Chaque parcelle devient ainsi une donnée géographique identifiable, mesurable et interrogeable. L’ensemble des fiches constitue progressivement une base de données parcellaire, dans laquelle il devient possible de rechercher un lieu-dit, de sélectionner toutes les vignes ou toutes les terres, de calculer leurs superficies cumulées et de produire automatiquement des statistiques. La vectorisation ne consiste donc plus seulement à redessiner le cadastre : elle permet d’en extraire, structurer et analyser l’information historique.